L'Heure espagnole | L'Enfant et les sortilèges

📍 Opéra Royal de Wallonie-Liège · Liège

L'Heure espagnole | L'Enfant et les sortilèges
L’Heure espagnole Livret Franc-Nohain — d’après sa pièce éponyme Torquemada n’a d’yeux que pour son épouse, Concepción. Mais il n’est pas le seul. Dans sa boutique d’horloges, les prétendants se succèdent au rythme du tic-tac. De stratagème en quiproquo, Concepción espère profiter de l’absence de son mari pour une aventure galante. Au terme d’un ballet burlesque, tous les admirateurs finissent cachés dans des horloges, transportées à l’étage par Ramiro, un muletier… Scandale ! Quel est ce sujet d’opéra où des hommes se tapissent dans des horloges pour être ensuite transportés dans la chambre d’une femme infidèle ? Lors de la création de L’Heure espagnole en 1911, les critiques fustigent l’œuvre, allant jusqu’à crier à la pornographie. On reproche aussi au jeune compositeur une esthétique froide. Pour l’époque, les timbres subtils de l’orchestre paraissent singuliers. Célesta, carillons tubulaires et cors en sourdine se juxtaposent à des polyrythmies ; comme dans le prélude où trois balanciers réglés à des tempi différents créent un monde clos. Ravel considère son œuvre comme une comédie musicale. Mis à part les accents de mélodies hispanisantes du poète et amant Gonzalve, les autres voix se veulent au plus près des inflexions parlées. Peu à peu, L’Heure espagnole sera reconnue comme un bijou de mélodies drôles et douces-amères, à l’orchestration ciselée et surprenante.

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