Composée en 1822 et oubliée pendant près de 40 ans, avant d’être retrouvée fortuitement chez un ami de Schubert, la Symphonie n º 8 « Inachevée » se limite à deux mouvements baignés d’un flux continu de mélodies ténébreuses. Entre ombre et lumière, éclat et mélancolie, elle reflète la période de dépression naissante de son auteur, sans doute à l’origine de son inachèvement. Le Concerto pour violoncelle n º 2 de Dvořák, écrit en 1895 lors de son séjour aux États-Unis, déploie une vaste fresque où nostalgie, mal du pays et chant intérieur du soliste irriguent l’orchestre tout entier. Deux œuvres marquées par l’incomplétude où la musique devient confession.